Top – Un peu beaucoup à la folie de Lianne Moriarty, loin de Sophie Kinsella plus proche de Laura Kasischke

Je sais que j’ai vraiment aimé un livre quand j’y repense sans aucune raison alors que je fait quelque chose qui n’a rien à voir ou quand le temps me semble long au travail.

Quand ça m’arrive, je sais que cette lecture a vraiment compté pour moi, et s’est réconfortant de savoir que certains livres qu’on a lu nous ont apporté quelque chose.

Un peu, beaucoup, à la folie, sans que je m’en soit rendue compte tout de suite fait partie de mes coups de coeur de l’année 2018.

L’istoire en quelques mots:

Dans la bibliothèque d’une banlieue Australienne, Clémentine donne une conférence. Un peu mélodramatique, elle livre chaque détails d’un drame survenu quelques semaines plus tôt lors d’un dîné auquel elle assistait.

Dans le public, son ami Erica, elle aussi présente pendant l’événement à l’origine de la dite conférence porte un regard féroce sur l’attitude de Clementine pendant son exposé, tout en se débattant avec ses propres souvenirs du drame.

Quel événement a bouleversé la vie de ces deux femmes?

Quels incidents ont bien pu rendre leur amitié si complexe?

Une intrigue à suspens, des personnages face à leur doutes: une recette qui fonctionne

Les deux précédents romans de l’auteure Australienne présentaient des intrigues policières faites de secrets à découvrir ou de crime à élucider. Les personnages n’étaient pas en reste, surtout dans Petits secrets, grands mensonges où Lianne Moriarty dresse les portraits d’une jeune mère célibataire au passé douloureux et d’une femme victime de violence conjugale.

Les cartes sont habilement redistribuées dans ce troisième roman.

L’intrigue à suspens est toujours présente, le lecteur ne sais qu’au tiers du récit ce qui est arrivé au cours de cette fameuse soirée.

Pourtant, l’auteur se concentre sur ses personnages et leurs réactions après un événement traumatisant.

Le couple et l’amitié au coeur du récit

C’est donc les relations que Lianne Moriarty choisit d’explorer ici, développant ainsi un récit plus lent, peut-être moins palpitant mais juste et émouvant.

Nous nous intéressont ainsi à la relation fusionnelle et destructrice de Clementine et Erica, amie d’enfance, réunies par la mère de Clementine, assistante sociale désireuse d’aider Erica en proie à une mère acumulatrice Compulsive.

Ce que j’ai le plus aimé dans ce livre, c’est le regard que pause l’auteur sur le couple, tantôt tendre tantôt réaliste.

Clementine et son mari Sam (ceux à qui tout réussit mais dont le mariage est à la dérive), Erica et Oliver (duo en apparence guindé et ennuyeux mais unis par une complicité tendre dans l’intimité), Vid et Tifanie (les voisins vulguères mais attachants chez qui a lieu la fête.)

Comme dans chaque roman de Lianne Moriarty, il est aussi question de vie en communauté, du regard que les personnages portent les uns sur les autres tout cela avec de petites notes d’humour grinçant distillées ici et là.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s