Dans la peau de Coventry – Sue Townsend


« Il faut d’abord que je vous dise deux choses sur moi : la première, c’est que je suis belle, la deuxième, c’est qu’hier j’ai tué un homme du nom de Gérald Fox. Je suis une femme très ordinaire qui n’a aucun talent particulier, aucune relation influente parmi les membre de sa famille, aucune qualification en quoi que ce soit et aucun revenu. Hier, j’avais un mari et deux enfants adolescents, Aujourd’hui, seule et en fuite, je suis à Londres, sans mon sac à main. »

Fuyant un mari ennuyeux qui voue un amour inconditionnel à ses quatre tortues domestiques, une existence monotone dans le lotissement des Chemins Gris où il ne se passe jamais rien, et surtout la police, Coventry va se découvrir une âme d’aventurière… et de fugitive sans le sou. Tandis que tout le monde la recherche activement, ses tribulations en plein cœur de Londres, aux côtés de personnages tous plus rocambolesques les uns que les autres, vont se révéler bien plus drôles qu’une vie de femme au foyer dans la banlieue anglaise. »

Dans ce livres, nous suivons les mésaventures de Coventry, femme au foyer, mère de deux enfant et marié à un homme plutôt insipide. Un jour elle va tuer son voisin et prendre la fuite. Elle débarque à Londres mais sans le sous et couverte de suie, elle découvre que la grande ville est loin d’être sympathique. Lors de sa fuite, elle va rencontrer des gens tout aussi bizarre les uns que les autres : d’une famille vivant dans la crasse, en passant par Dodo, SDF et sœur d’un homme riche et influent.

J’avais lu et adoré La femme qui décida de passer une année au lit, de cette auteure. C’est d’ailleurs ce qui m’a décidé à acheter Dans la peau de Coventry. Ce roman est une satire de la société anglaise et de la femme au foyer en particulier, en grossissant les traits et les situations. L’auteur dessine la société actuelle avec cynisme et un humour bien anglais.

J’ai aimé l’humour présent tout le long, les situations tout aussi burlesques et improbable que les personnages que Coventry côtoient. Que ce soit Dodo, SDF avec qui elle va partager un frigo, ou Sly, policier dépourvu de bon sens, en passant par Sidney, le frère de Coventry, limite sociopathe. Tous ont des trait de caractère grossit à l’extrême, et représentent la population anglaise. La fin est tout aussi improbable que la manière dont Coventry à tué son voisin, mais elle reste dans la continuité de l’histoire.

En conclusion, ce livre est une bonne satire sociale, accessible à tous et doté d’un humour fin.

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