GRUPP – Yves GREVET

Premier roman de cet auteur que je lis (honte à moi) et je n’ai pas été déçu. C’est un roman en trois parties. Cette dystopie propose un État sécuritaire, sécurisé, sans violence et maladie.Tous les habitants ont un implant LongLife qui contrôle absolument tout. Dans la première partie, on suit Stan, 14 ans vit parfaitement bien ce système. Tout bascule, le jour où son frère est arrêté. On le soupçonne d’être un membre actif, voir le fondateur du Grupp (que l’on prononce groupe). Ce groupuscule, agit dans l’illégalité au nom de la liberté, contre le système LongLife). À ce moment là, Stan va commencer à se poser des questions, à essayer de comprendre son frère. Dans la seconde partie, on suit Scott, le frère de Stan. Cette partie amène quelques réponses aux questions posées dans la première partie. On comprend le GRUPP et ses motivations. La troisième partie, est racontée du point de vue de plusieurs membres du Grupp et apporte la résolution finale.

Le roman est construit comme un journal intime, ou un journal de bord. Chaque chapitre correspond à une date : du 23 janvier au 27 avril. Le récit mené par plusieurs voix est intéressant et permet d’avoir une vue globale de l’intrigue. La première partie permet au lecteur de se mettre à la place de Stan. Comme lui, le lecteur est vierge de tout ce qui concerne le Grupp et veut comprendre ce qu’est ce groupe, ses motivations. Le point de vue de Scott amène les réponses aux questions de Stan. Et la dernière partie relie tout ensemble.Et au fur et à mesure des révélations on prend conscience des limites et horreurs que cette société impose à ses habitant. Pour autant, la plupart des habitants n’y voient que des avantages. Ce sont les adolescents, membres du GRUPP, qui sont en quête de liberté et s’opposent à ce système.

J’ai aimé l’intrigue et les questions posées par le roman. Le bien-fondé d’une société ultra sécuritaire et sanitaire, où un simple battent de cœur révèle les pensées les plus intimes. Plus personne n’est malade, plus de violence.

Cette société n’est pas si imaginaire que ça, quand on voit que certains réseaux sociaux conservent nos données, que nous sommes tous fichés, catalogué par les traces qu’on laisse en surfant sur le net.

C’est donc un roman qui fait réfléchir sur nos libertés.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s