l’enfant et l’oiseau

« Johnson, tombé du nid, est le seul survivant de sa fratrie. À bout de forces, le jeune corbeau est recueilli par Ritsuko, femme de ménage et mère célibataire, qui décide de le ramener chez elle au mépris de l’interdiction d’héberger des animaux dans son immeuble. Bien lui en prend, car son fils, Yôichi se passionne pour l’oiseau qu’il entoure de mille soins. Un jour, le gardien fait irruption chez eux et Johnson, que Yôichi avait caché sur le balcon, s’envole. C’est le début pour lui d’une longue errance. Il sait qu’il ne peut retourner auprès de son ami et cherche a survivre dans une ville hostile. Une rencontre va lui sauver la vie… »

L’enfant et l’oiseau, est le troisième livre de Durian Sukegawa, après Les délices de Tokyo et le rêve de Ryôsuke. J’ai adoré ces deux ouvrages, j’avais donc hâte de me plonger dans l’enfant et l’oiseau.

L’enfant et l’oiseau raconte l’histoire et le parcours d’un corbeau de sa naissance à sa vie d’adulte. On va donc suivre Johnson jeune oisillon qui découvre le monde et dès le départ, il va devoir se battre pour vivre. Il va voir sa fratrie disparaître un à un et se retrouver le seul survivant dans un monde hostile aux corbeaux. Quand son nid va être détruit et lui blessé, il va être recueilli par Ritsuko et Yôichi, son jeune fils. Tout comme Johnson mère et fils se battent pour survivre. Abandonné par son mari, Ritsuko se bat pour donner une vie confortable à son fils, quant à Yôichi, il souffre de l’absence de son père. C’est Johnson qui va apporter un peu de joie à cette famille. Yôichi et Johnson vont développer une véritable amitié un peu incongrue certes. Mais dans un immeuble ou les animaux sont interdit et une ville qui méprise les corbeaux, cette amitié ne peut durer. Quand le secret de Ritsuko et son fils, est découvert, Johnson est obligé de s’envoler. IL va devoir apprendre à survivre et s’acclimater à un monde qui semble ne pas vouloir de lui.

Le livre alterne les points de vue, tantôt on suit Johnson, tantôt Ritsuko et Yôichi. C’est un peu déroutant au début, mais on s’y habitue. On suit Johnson, le corbeau, au plus près. Corbeaux qui sont peu apprécier par les autorités de la ville. Ce mépris aura des conséquences désastreuses pour Johnson, qui va vivre le deuil, l’exil, la chaleur d’un foyer et une amitié peu commune, puis à nouveau l’exile et l’errance. Contrairement aux délices de Tokyo, il y a peu d’espoir dans ce livre, et le « héros » passe par beaucoup d’épreuves.

En parallèle, on suit Yôichi et sa mère Ritsuko, qui vont recueillir Johnson. Yôichi ressent une certaine apathie envers sa mère, qui va s’atténuer avec l’arrivée du jeune corbeau. Il va devenir plus responsable et développer une belle amitié avec Johnson. Ritsuko, a elle aussi des fêlures, elle se bat constamment pour offrir de quoi vivre à son fils, et à la moindre contrariété, au moindre stress sa tendance à la cleptomanie resurgit. L’absence du père, qui n’existe plus pour son fils, à des conséquences dramatiques pour cette famille.

Ce conte initiatique sur le passage de l’enfance à l’âge adulte, avec toutes les épreuves que cela comporte, est bien plus que cela. C’est une critique contre les hommes et leurs manies de vouloir contrôler la nature sans se soucier des conséquences. L’auteur nous livre ici, une ode à l’amour, à l’amitié, à la nature sauvage, mais aussi à la tolérance.

Encore une fois j’ai été emballé par l’histoire que raconte cet auteur, et je ne peux que vous conseiller de le lire, ainsi que les deux livres précédents.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s